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	<title>Revista CUVANT MASONIC &#187; Relations internes</title>
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	<description>Marea Loja Nationala a Romaniei</description>
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		<title>Relations internationales</title>
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		<pubDate>Sat, 22 Aug 2009 12:25:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>lucian</dc:creator>
				<category><![CDATA[Relatii Internnationale]]></category>

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		<description><![CDATA[“PAROLE”
UN PREMIER PAS
VERS LA VERITE
Bernard Bertry
Président
de la Confédération
Grandes Loges Unies d&#8217;Europe
    
   
C&#8217;est est avec un réel plaisir que nous accueillons la naissance ce périodique édité par le “Centre Régional d’Etudes Franc-maçonniques Paris-Bucarest”.
Réalisé à l’initiative de Frères roumains compétents et de qualité ce “PAROLE MACONNIQUE” est destiné à faire découvrir au grand public le vrai visage de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><strong><img class="alignleft" src="http://img529.imageshack.us/img529/7974/bernardbertry.jpg" alt="" width="120" height="150" />“PAROLE”<br />
UN PREMIER PAS<br />
VERS LA VERITE</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Bernard Bertry<br />
Président<br />
de la Confédération<br />
Grandes Loges Unies d&#8217;Europe<br />
</strong>    <br />
   <br />
<strong>C&#8217;est est avec un réel plaisir que nous accueillons la naissance ce périodique édité par le “Centre Régional d’Etudes Franc-maçonniques Paris-Bucarest”.<br />
Réalisé à l’initiative de Frères roumains compétents et de qualité ce “PAROLE MACONNIQUE” est destiné à faire découvrir au grand public le vrai visage de la Maçonnerie, sa tradition, ses buts, ses réalités.<br />
Trop de profanes croient encore que la F.M. est une société secrète qui réunit des hommes se consacrant à quelques rituels diaboliques.<br />
Or, l’une des grandes vertus de la maçonnerie est l’absence de dogme, le respect de toutes les religions, de toutes les croyances humaines pour peu qu’elles soient sincères.<br />
Le maçon s’engage à respecter la pensée d’autrui des l’instant qu’elle est orienté vers le bien commun.<br />
Les discutions politiques, religieuses, racistes sont exclues des travaux en loges, lesquels sont consacrés à l’amélioration de chacun, à la compréhension de l’autre, à la fraternité.<br />
Issus de tous les milieux, de toutes origines, de toutes familles de pensée, les maçons ont pour ambition de participer à l’élaboration d’un monde meilleur, d’un monde dans lequel la fraternité n’est pas un vain mot, mais devienne une vraie réalité.<br />
La maçonnerie n’est pas une société secrète, mais une société discrète dans laquelle chaque individu vient mieux appréhender ses origines et découvrir les richesses morales qui nous ont été transmises par nos ancêtres.<br />
N’oublions pas que la tradition est ce qui nous a permis d’être ce que nous sommes.<br />
Trop de gens ignorent que la trilogie “Liberté &#8211; Egalité &#8211; Fraternité “ est née des loges maçonniques.<br />
“PAROLE MACONNIQUE” est la première revue du genre à paraître en Roumanie. Les frères qui l’ont conçue sont des hommes qui ont toute notre confiance car nous connaissons leurs qualités humaines, leur sincère soif de vérité.<br />
Nous tenons à les féliciter d’apporter la lumière auprès du grand public.<br />
Il est temps de mettre fin à ces littératures de bas niveau publiées par de faux initiés.<br />
Seul importe le grand souffle généreux, le désir profond de se parfaire, et d’utiliser son savoir, ses connaissances pour le bien de ses semblables.<br />
Pour conclure je m’adresserais à ceux qui disent tout savoir en leur disant :<br />
“ Ne parle que si ce que tu as à dire<br />
est plus beau que le silence “<br />
Encore merci aux frères qui ont le courage de se lancer dans cette aventure.<br />
Nous leur souhaitons le grand succès qu’ils méritent.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
<p><em><strong><img class="alignleft" src="http://img32.imageshack.us/img32/3584/mlf1.jpg" alt="" width="228" height="320" />Spiritualité et Humanisme</strong></em></p>
<p style="TEXT-ALIGN: justify"><strong><em>Alain Pozarnik<br />
Grand Maître<br />
de la Grande Loge<br />
de France</em>                <br />
</strong>            <br />
<strong>Pour parler ensemble de la spiritualité et de l’humanisme et comprendre la spiritualité de l’humanisme ou l’humanisme de la spiritualité, il convient de situer l’évolution historique de la notion d’humanisme. Bien entendu a une même époque le mot humanisme n’évoquait pas les mêmes notions pour tous les philosophes, savants et politiciens, aussi j’ai, pour simplifier, retenu l’acception la plus générale pour une période donnée et quelques érudits pourraient bien y trouver matière à débat&#8230; mais ce n’est pas l’objectif premier de notre entretien.<br />
Chez les grecs, par exemple, l’humaniste s’incorporait à la nature et au besoin de la cité. L’érudition construisait un citoyen humaniste éveillé à la politique et aux arts. Les qualités humanistes ne s’opposaient à l’homme barbare qui vie comme un animal sans comprendre les lois de la nature et n’a donc aucun moyen de choisir son comportement ni de transcender ses pulsions.<br />
En cela l’enseignement des grandes lois d’architecturalement du monde par les humanistes helléniques est très proche du second degré maçonnique qui ouvre cette conscience particulière déjà travaillée au premier degré, sur l’harmonie possible par un effort d’éveil de la vigilance. Nous y reviendrons ultérieurement.<br />
Pour les philosophes et les sages grecs, vivre en dehors des lois de la nature, ou en opposition à ces lois, ne peut que conduire aux chaos matériel et à la souffrance psychologique dans une agitation intellectuelle sans reperds ni axes. Cette conscience de l’ordre cosmique pouvait se construire en étudiant les lois naturelles telles que les lois de la géométrie ou de l’arithmétique pour Pythagore, les lois de la grammaire ou de la rhétorique pour Socrate, les lois des phénomènes pour les atomistes Lucrèce, Empédocle ou Démocrite. Les rites initiatiques d’Eleusis sont très proches de cette conception de la sagesse et mettaient en œuvre les moyens d’acquérir la connaissance de l’ultime vérité.<br />
Des la période présocratique l’humanisme reconnaît à l’homme le droit de vivre dans une nature créée pour lui. L’homme est élevé au même niveau que tout ce qui vit sur terre et sa connaissance consiste surtout à s’y intégrer. Quant à la constitution de l’homme lui-même, Platon lui reconnaît trois âmes indispensables justifiant la hiérarchie naturelle de la société.<br />
- Premièrement l’âme désirante qui a son centre au niveau du ventre, ce sont les paysans et les artisans,<br />
- Deuxièmement l’âme courageuse qui a son centre au niveau du diaphragme, ce sont les guerriers,<br />
- Troisièmement l’âme raisonnable qui a son centre au niveau de la tète, ce sont les magistrats.            <br />
        Il est a noter que cette architecturassions de l’homme reste aujourd’hui encore utilisée par les Ordres initiatiques. Nous y reviendrons. Il est intéressant de remarquer que pour Platon la justice c’est l’harmonie. C’est-à-dire que tout est juste si chacun est à sa place et conserve sa place. Vouloir changer de place notamment par la ruse ou le mensonge conduit inévitablement au désordre, constitue une faute et entraîne la maladie de l’âme et de la société. Nous sommes à la fois loin de la notion actuelle de liberté mais proche d’une certaine sagesse que personne ne se risquerait de prôner pour l’ordre sociale.              <br />
Avec Aristote il ne suffit pas d’être à sa place ou de se croire à sa place mais de penser sa place. L’intellect acquière ses lettres de noblesse et son autonomie, mais la découverte de la pensé, pour ce philosophe, c’est que les être humains sont des êtres moyens et qu’il convient d’en prendre la juste mesure. La vertu humaine n’est pas un absolu de sagesse, de cœur ou d’intelligence. Nous devons nous contenter de ce que nous sommes.<br />
L’homme doit trouver son juste niveau et sa juste place à ce niveau et n’en point souffrir, ce qui débouchera sur le stoïcisme. L’homme d’Aristote ne peut penser à l’acte pur, à la l’état pur ou à la pensée pur car il en est aveuglé de part sa propre nature. Sa vertu ne doit viser ni l’absolu ni l’égalité mais le relatif de sa destiné et de ses possibilités ; d’ou par exemple la reconnaissance naturelle de l’esclavage pour les perdants aux combats. Cette notion humaniste ne fait plus du tout parti de nos conceptions.<br />
Puis l’humanisme tombe en désuétude au Moyen-âge. Le cours de l’existence humaine est réglé par le rythme des pratiques religieuses, par la crainte du courroux céleste sur terre et dans l’au-delà, par un perpétuel face à face avec Dieu dans lequel il mesure sa fragilité et sa petitesse. Personne ne raisonne plus, tout le monde récite les sentences contenues dans les ordres religieux sans éprouver le besoin de les penser. La raison est humiliée devant la vérité divine, l’homme n’est plus rien notamment pour ceux qui usent du pouvoir.            <br />
A la Renaissance, période difficile à délimiter mais que l’on peut situer entre le XVème et le XVIème siècle, les idées bouillonnent. Institutions, croyances, systèmes de pensées sont contestés et transformés.<br />
Alors que la scolastique s’attachait avant tout aux textes, des méthodes empiriques s’élaborent, permettant d’interroger directement la nature. Il y a une volonté de retour à l’expérience en même temps qu’à la raison jusqu’alors, sauf en Grèce ancienne, limitée dans ses démarches par son accord nécessaire avec les dogmes.<br />
La raison se libère totalement et conquière le droit d’imaginer et de concevoir, le droit de construire en fonction de sa compréhension comme les initiés cherchent à libérer l’esprit des apprentis prisonnier inconscient de leur histoire. C’est l’époque ou Pic de la Mirandole découvre la grandeur de son espèce, celle d’un être vivant librement dans la création grâce à sa raison.                  <br />
Commence une période complexe, multiforme ou émergent des personnalités puissantes : Giodano Bruno, Erasme, Thomas More, Guillaume Budé, Rablais, Montaigne&#8230; etc. Qui nous indiquent par leur esprit combien, si nous nous libérions de notre pauvre prison par la méthode initiatique, non seulement nous n’y perdrions pas notre personnalité mais au contraire, nous pourrions prendre une dimension exceptionnelle, peut-être notre véritable dimension personnelle et universelle.<br />
Nous assistons à cette époque à une sorte d’explosion marquée par la naissance de la science moderne qui détache l’ordre du monde du sens des valeurs ovines et abandonne la vie contemplative des cieux pour se tourner vers les grandes lois qui régissent la nature. Et surtout, l’homme a une place à part dans cette nature parce qu’il découvre que son esprit est capable de transcender la nature donc de la transformer, ne devient capable de dominer sa propre nature, de la perfectionner, de la maîtriser et de la sublimer. Par nature il faut entendre tout l’univers.<br />
Faire ses humanités revient à privilégier la culture ancienne, grec et latine, à se cultiver, à interroger le savoir des philosophes pour devenir responsable de soi-même, politiquement, socialement ou culturellement. Etre un humaniste consiste à polir l’homme animal et à le forcer à bénéficier des bienfaits de la civilisation occidentale.<br />
La méthode consiste à dresser l’homme sans se soucier de son particularisme ou de son individualité. Ce dressage a pour but de l’intégrer dans une société qui sert uniquement la société au profit des dirigeants.<br />
Etre un humaniste réaliste consiste à donner à manger, à couvrir et à ne point laisser physiquement souffrir. Les humanistes de cette période, sur de leur supériorité, cherchent davantage à dresser et à conditionner l’animal corporel qu’est l’homme, plutôt qu’à développer son humanitude. On s’occupe des hommes sur la terre entière comme on s’occupe aujourd’hui des animaux à la SPA. Jamais en tout cas, l’ouverture à autrui n’est incluse dans ces donnés élémentaires.<br />
Ainsi la lutte contre l’obscurantisme n’a pas débouché sur un homme complètement différent, il y a eu déviation et l’humanisme du XVIIIème siècle laisse la société humaine insatisfaite. Peut-être parce que, si les plantes et la faune sont plongés dans la réalité mécanique du monde ou elles naissent, se développent et meurent, il y a pour l’homme une dimension autre à vivre que l’étude archéologique des textes anciens n’éveille pas. Peut-être parce que les humanistes du XVIIIème siècle voulaient, avec la franc-maçonnerie moderne, donner toute sa valeur à l’homme et que l’explosion scientifique l’a donnée à la technologie.<br />
On apparaît petit à petit que les études physiologiques ou chimique qui accroissent la connaissance du caractère organique de l’homme, de l’organisme animal de l’homme, ne rendent pas entièrement compte de la totalité de la nature humaine. Il existerait une essence inconnaissable, mystérieuse, un Etre profond qui ne se contente pas de savoir scientifiques ou de savoir pensé. L’homme apparaît beaucoup plus complexe et a aussi besoin d’une nourriture radicalement différente.<br />
Le savoir nourrit l’intellect comme l’art nourrit l’affect, pour reprendre la terminologie platonicienne, mais dans quel but ? Comment ne plus être un barbare ? Par quelle vigilance peut-on éveiller la partie qui fait que l’homme n’est pas un simple animal? Et surtout, comment vivre réellement cette spécificité humaine dans les tourmentes du quotidien?&#8230;Nous approchons d’un questionnement spirituel, d’un humanisme spirituel.<br />
Avec l’avènement de la psychanalyse freudienne et jungienne l’accomplissement du devoir humaniste apparaît alimenter l’ego et épanouir le moi, il donne surtout une satisfaction personnelle mais n’est pas encore proche de l’autre.               <br />
 <img class="alignleft" src="http://img255.imageshack.us/img255/1145/scan1.jpg" alt="" width="300" height="171" />       Il n’en demeure pas moins que cette forme d’humanisme, lié à la dualité et aux biens matériels, est préférable à l’indifférence. Même si elle ne conduit pas à l’évolution humaine elle conduit à l’amélioration des lois qui régissent la société.<br />
C’est à ce moment que commence un mouvement philosophique mener par Emmanuel Levinas et Martin Heidegger qui conduira à une notion moderne de l’humanisme et qui deviendra probablement l’enjeux de la société du XXIème siècle. Elle sera peut-être l’aboutissement des connaissances profondes véhiculées par les Ordres Initiatiques depuis l’aube de l’humanité et qu’en dehors des sages initiés personne n’était prêt à appliquer.            <br />
L’humanisme moderne tient dans la relation avec autrui, la relation désintéressée avec l’humanité considérée comme un autre soi-même. C’est la véritable fraternité vécue comme une manière de reconnaître et de saluer l’autre, une manière de répondre à la présence de l’autre sans crainte pour soi-même.<br />
Cette perspective idéaliste de l’humanisme ou les autres sont perçus comme un autre moi-même sous entend un développement de notre être intérieur qui ferait de nous des hommes capables d’un contact de cœur à cœur, d’une fusion totale avec les autres en dehors de toute emprise de l’ego sur nos comportements conscients ou inconscients, en dehors de toute emprise de nos peurs et de nos désirs sur nos comportements relationnels. Est-ce réaliste ? Non si on considère l’homme barbare agissant instinctivement comme un animal, oui si on considère que l’homme est perfectible et qu’il peut exprimer le meilleur de son humanitude, de l’inconnu qu’il est ou qu’il aspire a être.<br />
Au lieu que l’humanisme soit une opposition entre le civilisé et le barbare et consiste en un dressage de l’homme matériel pour l’intégrer horizontalement à la nature, l’humanisme moderne considère l’état d’un homme hautement évolué pour l’intégrer verticalement dans le mystère d’un univers visible et invisible dans lequel il rejoint l’autre en temps qu’homme. L’humaniste moderne sera un homme qui a rejoint sa propre humanité et qui est capable de l’exprimer dans sa vie quotidienne.              <img class="alignright" src="http://img515.imageshack.us/img515/2773/felicitarepozarnik.jpg" alt="" width="200" height="309" /><br />
     Reconnaître l’autre comme un autre soi-même, c’est acquérir la capacité de voir, au-delà des différences extérieures, l’identité spirituelle qui constitue toute l’espèce humaine en devenir personnelle. Toute la difficulté consiste à rejoindre notre humanité pour raisonner, sentir et agir en homme véritable. Ce chemin entre le barbare ou l’animal et l’homme réellement homme, est le chemin initiatique Traditionnel.<br />
Vouloir faire de l’homme, comme les profanes l’on tenté, un animal rationnel plein de savoir, revient surtout à parler d’humanisme sans libérer, comme les ordres initiatiques se le proposent, la partie de l’être essentiel qui réaliserait véritablement notre humanité spécifique à notre espèce pour l’accomplissement de notre but. Il apparaît alors que l’humanisme n’est pas un objectif mais une conséquence de notre état. Toutefois au même titre que la fraternité l’humanisme constitue un chemin.<br />
On est humain dans ses pensées et dans ses actes ou on ne l’est pas ; entre les deux on peut tenter de le devenir avec de plus en plus d’exigence et de finesse. Etre humain ne veut pas dire que l’on accepte d’être un animal humain mais au contraire que nous voulons faire les efforts nécessaires pour être un humain avec une dimension de vie bien spécifique à l’espèce humaine.            <br />
Déshumaniser nos actes produit le gout amer de notre propre déshumanisation au profit d’une dimension racornie et d’un état mutiler qui nous empêche de porter un regard sur notre éternité qui nous appelle aussi en l’autre.<br />
Parce que de tout temps, depuis que l’homme existe, il n’a jamais fait de doute, pour aucune civilisation, que sous l’homme de chair et d’émotions se cache un homme d’esprit et de sentiment, un homme plus vrai que les simples apparences, toutes les civilisations : égyptienne avec le mythe d’Isis et d’Osiris, grecque avec les initiations éleusines et le mythe de Déméter et Perséphone, romaine avec les bacchanales, celle du Moyen-âge avec les initiations de métier jusqu’à la franc-maçonnerie moderne, toutes les civilisations ont laissé les traces de rites capables d’élever l’homme jusqu’à sa véritable dimension.<br />
<img class="alignleft" src="http://img405.imageshack.us/img405/4070/scan0004x.jpg" alt="" width="300" height="115" />La correspondance que nous ressentons, en nous, entre le Haut et le Bas, ou entre l’intérieur et l’extérieur, n’est pas due à l’évolution de notre civilisation mais à notre qualité humaine identique aujourd’hui à la qualité des hommes qui tracèrent la Table d’Emeraude r l’époque de l’Egypte hellénistique.<br />
Et c’est parce que l’homme qui naît aujourd’hui, naît identique dans ses structures, à celui d’hier, que la science initiatique d’hier peut permettre aujourd’hui de vivre l’expérience extraordinaire de la dimension universelle pour peu que l’initié fasse l’effort nécessaire r opérer son perfectionnement et son éveil.<br />
Cette rencontre intérieure avec les mystères de la vie ou se découvrent les énigmes insaisissables de l’existence, intéresse aussi bien le croyant que l’incroyant et si elle demeure en dehors du champ des préoccupations des profanes qui ne cherchent, par compensation inconsciente, qu’r améliorer leur plaisir terrestre par l’accumulation d’argent et de pouvoir, elle transcende les préoccupations égotistes de l’athéisme ou de la religiosité pour pénétrer dans le domaine de l’expérience concrète de notre identité éternelle dans un univers complexe, ordonné, organisé, ou l’initié trouve sa cohérence et sa place en même temps qu’il perçoit la place de chaque chose, de chaque homme et le sens ultime de la création.<br />
Alors la franc-maçonnerie qui nous permet, ou qui permet à certains d’accomplir cette reconnections avec l’étant ou cette métamorphose aura toujours sa raison d’être, parce que demain, comme aujourd’hui et comme hier, il y aura des hommes à soulager de leurs souffrances et d’autres à guider dans leur exigence de dépasser le mammifère qu’ils sont pour accomplir leur humaine nature prisonnière ou assassinée par le zoologique.<img class="alignright" src="http://img78.imageshack.us/img78/7967/mlf3.jpg" alt="" width="216" height="297" /><br />
Nous pourrions peut-être, maintenant, voir comment la Franc-maçonnerie conduit à la plus haute spiritualité, c’est-à-dire comment elle permet d’accomplir le sens de sa vie et partant, le sens de la vie de chaque homme. Les trois premiers degrés de la franc-maçonnerie étudient l’homme, non pas du point de vue de ce qu’il est, ou de ce qu’il croit être, ou encore de ce qu’il parait être ni de ce qu’il devrait paraître pour être adapté à la société, mais du point de vue de ce qu’il peut devenir, de son perfectionnement possible pour que d’une part, il soit conscient des nécessites de la vie et qu’il puisse s’y adapter en fonction de juste besoin et que, d’autre part sa vie prenne un sens universel et qu’il se sente en harmonie avec lui-même, avec la société, la famille et la nature. Cela nous rappelle bien entendu les grandes lignes de la sagesse hellénistique.<br />
La première l’idée fondamentale de la tradition initiatique est que l’homme tel que nous le connaissons n’est pas un être accompli. Il sent par intuition ou par contact avec son inconscient profond, le désir de vivre en paix, en beauté et en amour. Il a la nostalgie d’un monde meilleur ou il pourrait exprimer librement le meilleur de lui-même mais il n’y parvient pas.<br />
Il n’y parvient pas parce qu’il est plein d’idées fausses sur lui-même. Il ne se rend pas compte qu’il est une machine, un robot mis en marche par des influences extérieures à sa profondeur. L’homme intérieur, ce que nous sommes vraiment ne peut rien faire ne peut même pas s’exprimer car nous ne sommes pas le maître de l’homme robot.<br />
Si nous n’admettons pas, et ne comprenons pas notre propre mécanicité, nous ne pouvons rien apprendre de plus que ce que nous sommes, nous ne pouvons pas aller plus loin et rien ne changera vraiment en nous, pour notre être et l’humanisme restera intellectuel sans que nous soyons capable de l’appliquer dans notre vie.<br />
La deuxième idée fondamentale de l’initiation traditionnelle et donc maçonnique, est que tous les hommes pourraient évoluer s’ils le désiraient vraiment, mais leur histoire, leur éducation, leur hérédité, leur hypnotisme aux exigences matérielles, sociales et professionnelles font qu’ils n’ont pas fondamentalement envie de bouger, d’être différent. Que nous n’avons pas fondamentalement envie de bouger, nous souhaitons demeurer les mêmes, avec en plus, une large pincé de bonheur. Et s’il nous arrive de vouloir que quelque chose change, nous voulons que ce soit les autres qui changent.<br />
Le troisième idée fondamentale de la tradition initiatique est, qu’avant de devenir différent et d’acquérir de nouvelles facultés, nous devons voir que nous nous attribuons déjà des facultés que nous n’avons pas et puisque nous croyons les avoir nous ne cherchons plus à les acquérir. Cette troisième idée rejoint celle de Socrate exprimée à Delphes et qui est aussi le premier pas du grade d’apprenti : connais-toi toi-même.<br />
Nous ne connaissons pas nos limites, ni nos fonctionnements, ni nos possibilités. Nous ne connaissons même pas jusqu’à quel point nous ne nous connaissons pas.<br />
Le degré d’apprenti s’attaque à la plus trompeuse et à la plus importante des qualités que nous nous attribuons : la conscience. Le changement initiatique chez l’apprenti, commence par un changement dans sa manière de comprendre la signification de la conscience. Il s’agit comme nous l’indique la descente dans le cabinet de réflexion de nous vivre de l’intérieur, de descendre en soi pour regarder, sentir et comprendre nos mécanismes de penser, d’émotion et de mouvement a partir d’un point de vue intérieur.<br />
<img class="alignleft" src="http://img200.imageshack.us/img200/5255/franta.jpg" alt="" width="216" height="215" />La conscience initiatique n’est pas un savoir : «j’ai prie conscience » ne veut plus dire : «j’ai réfléchi à&#8230;et j’ai maintenant conscience de&#8230; ». La nouvelle conscience en l’apprenti est une sorte très particulière de enfin trouver à l’intérieur de moi-même. », cela reste toujours le cheminement r suivre.<br />
Un échange incessant se produit entre les influences du monde sur nous et de nous-mêmes sur le monde. L’apprenti travaille à se connaître, le compagnon, suivant l’explication du rituel d’installation, travail à connaître les lois du monde, travaille à se connaître dans son monde sans que soit interrompue l’élaboration de plus en plus fiable d’une conscience intérieure référentielle. Le maître cherchera à intégrer ce qu’il « connaît » être, dans le monde qu’il a découvert. Le maître est présent non seulement en tant qu’élément zoologique isolé, mais aussi en tant qu’élément conscient de la construction du monde.           <br />
Mais la grande affaire de la maîtrise, celle qui va mener l’initié à l’éveil et au sens de la vie, c’est la prise de conscience, par l’intérieur, par le vécu, par l’expérience, par le contact directe que « quelque chose » est mort en lui, un très qui savait, un très mystérieux, qu’un véritable Maître est mort tué par ce que l’apprenti puis le compagnon ont découvert être.<br />
Nous voyons bien que si le travail de l’apprenti n’a pas été réellement mené et si le travail du compagnon n’a pas non plus été mène avec sérieux, malgré le passage au grade de maître, celui qui a subi les cérémonies d’initiation ne sera jamais un véritable initié.<br />
Les cérémonies d’initiations n’opèrent pas de miracles, elles nous indiquent sur quoi nous devons travailler et comment le faire progressivement. Elles ne font pas le travail à notre place d’ou les quantités d’initié qui sont restés profanes.           <br />
Nous nous rendons compte que s’initier n’est pas simplement vivre une cérémonie d’initiation, il s’agit le simplement d’un début qui nous révèle une méthode de travail, une progression en trente-trois étapes successives, capable, par maturation de nous donner accès r un monde différent, non parasité, non réduit r nos limites relatives, nous permettant l’épanouissement d’une vie supérieure, de toucher une dimension infinie, une présence éternelle de notre individualité dans la rigueur d’une action concrète dans la vie quotidienne.<br />
La pratique d’une éthique humaniste n’est pas un bonheur facile et béat. L’éthiques, lors d’une rencontre avec l’autre ou avec soi-même, est toujours mise à mal par un choix conflictuel entre des pulsions égotistes, un champ de souffrance ou de plaisirs et la conscience d’une activité moins avantageuse mais plus digne. L’éthique, la dignité et l’humanisme sont des actes gratuits mais producteurs d’un sentiment d’identité avec un gout du respect et du sens de la vie.<br />
Une conduite éthique et humaniste ne s’improvise pas dans l’urgence d’une situation sauf si un axe de liberté existe déjà. Une conduite éthique, une conduite humaniste, une conduite orthologique affirme son existence dans l’affrontement entre l’homme pulsionnel et son humanité et se présente comme un devoir de résister à la pente des automatismes d’actes, de sentiments ou de pensées, pour remonter r contre courant vers le principe de finalité. Le franc-maçon qui lutte pour le perfectionnement et l’amélioration de l’humanité perçoit le drame de ceux qui sont des victimes et il s’engage consciemment dans une démarche qui semblera absurde à ceux qui regardent exclusivement dans la direction de leurs propres intérêts.<br />
Sans une stratégie de réanimation et de développement, soit au cours d’un travail initiatique volontaire, soit au cours d’une éducation appropriée, il n’est pas possible à la dignité humaine et donc à l’humanisme de surpasser les objectifs légitimes de l’égoïsme et l’incohérence de notre civilisation se poursuivra dans des expériences absurdes ou dans des conflits intellectuels jusqu’au point d’explosion sans que l’univers et ses mondes ne soient déchiffrés et n’imposent raison à notre existence.<br />
La descente du sacré dans l’ordinaire est nécessaire à la conscience transcendantale, à l’éveil de l’ tre et à la dimension humaine globalisante. Il est curieux et paradoxal de constater qu’il puisse exister un espace sacré le ou l’homme ordinaire ne voit rien, et une absence de temps, une éternité, le ou l’homme ordinaire mesure le temps.<br />
Si le franc-maçon œuvre suivant la méthode initiatique contenue dans le Rite Ecossais Ancien et Accepté, s’il passe réellement du profane à la maîtrise, alors il sera un humaniste nouveau et il pourra s’insérer dans le mouvement de l’évolution de notre civilisation et infléchir l’histoire du XXIème siècle. L’humanisme nouveau passera d’un humanisme horizontal à un humanisme vertical parce que l’humain se sera redressé et serra vertical.<br />
Le XXIème siècle verra les connaissances scientifiques et spirituelles se concilier, il verra les connaissances remplacer les convictions et les superstitions, il verra les barbares s’effondrer, et la conscience humaine s’élargir jusqu’à l’infini. Le XXIème siècle sera le siècle de l’humanisme véhiculé par les initiés.<br />
Le XXIème siècle sera le siècle de la réalisation difficile de la grandeur universelle de l’homme et nous, francs-maçons, nous pouvons en être les acteurs.<br />
</strong> <br />
  <img class="aligncenter" src="http://img181.imageshack.us/img181/2088/39009384.gif" alt="" width="300" height="160" /></p>
<p style="text-align: justify;"> </p>
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