Premiers démarches
légales afin de réactiver
la maçonnerie
en Roumanie
Gheorghe Pancreatiu Iuliu Gheorghiu
Ambasadeur
Les origines du mouvement maçonnique se perdent dans l’obscurité des millénaires. Selon certaines informations, le lieu ou les prémices activités spécifiques sont parues a été L’Egypte antique, c’est-r-dire il y a presque 4-5000 années auparavant.
Pour Roumanie, les sources situent au XV-XVIIème siècles les prémices activités qui peuvent être intégrées dans le spécifique de la maçonnerie. Ces informations font référence au princes régnants et autres personnalités affiliées aux loges maçonniques françaises, italiennes, allemandes. On peut parler d’une structure organisée, avec ses propres loges, seulement au XIXème siècle, quand les activités maçonniques se sont développées de plus en plus arrivant a leur apogée aux prémices décennies du XXème siècle.
En 1940, en Roumanie, on a interdit les activités légales.
Pendant 1945 – 1947, on enregistre une réactivation ; en 1948, les activités maçonniques ont été de nouveau interdites. L’interdiction a durée jusqu’en 1990. Pendant cette période d’interdiction, les activités de la maçonnerie roumaine ont été transférées en France, et les maçons qui sont restés dans le pays, très peu, ont activé en dehors de la loi. Donc, on pourrait dire, que la lumière n’a pas été éteinte définitivement sur le territoire de Roumanie, elle vacillant dans les prisons ou les temples cachés.
Le mérite est de quelques personnes qui, s’assumant tous les risques, n’ont pas cédé, comme : Nicolae Filip, Dan Amadeo Lazarescu, Alexandru Paleologu, Constantin Bellu, Mihai Sadoveanu, Victor Eftimiu, N.D. Cocea, Horia Hulubei.
Parce que j’ai été au milieu des événements, je veux laisser pour l’histoire, des témoignages concernant les premiers contacts et démarches légaux réalisés pour la réactivation de la maçonnerie en Roumanie, âpres l’écroulement du régime de gouvernement communiste.
En Juin 1990, j’étais dans une mission diplomatique a L’ambassade de Roumanie en Italie en qualité de responsable avec des affaires. 
En cette qualité j’ai été contacté, ŕ l’aide du général Mario Jovene, par l’ancien Grand Souverain des loges maçonniques italiennes, Elvio Schubba.
Celui a proposé, de la part du mouvement maçonnique mondial, dont le centre se trouve au Etats-Unis, que les autorités roumaines soient d’accord que la maçonnerie puisse reprendre légalement l’activité en Roumanie.
J’ai voulu mieux clarifier les intentions de l’émissaire italien Schubba et je lui ai demandé pourquoi on n’actionne pas par Paris ou s’était coagulé la plus intense activité des maçons roumains de l’étranger. La réponse que j’ai reçue a été que, parmi les maçons roumains de France il y a des fortes dissensions et le Conseil Suprême des Etats Unis a décidé d’actionner par Rome.
L’ancien Grand Souverain Elvio Schubba m’a montré des pouvoirs absolus par écrit signés par Fred Kleinknecht, le Souverain Grand Commandeur du Conseil Suprême (Mère du Monde) de Washington. J’ai transmis aux autorités roumaines les propositions faites.
Après avoir reçu l’acceptation de Bucarest, transmise par le Ministère des Affaires Etrangcres, Elvio Schubba est arrivé en Roumanie ou il a été reçu, le 12 septembre 1990, en audience, dans l’ordre suivant, par : Adrian Nastase, ministre des affaires Etrangères, le général Victor Atanasie Stanculescu, ministre de la Défense Nationale, Petre Roman, Premier Ministre. Une série d’autres contacts et rencontres entre Roma – Bucarest est suivie.
Novembre 1990 a lieu la visite officielle en Italie du ministre D’externes Adrian Nastase ; occasion pour le dignitaire roumain d’accorder au Grand Souverain Giuliano Di Bernardo l’invitation de visiter Roumanie. La visite a eu lieu en décembre 1990.
A cette époque, le violoniste Costel Iancu (membre de L’orchestre symphonique de la ville Aquilla- Italie), collaborateur du Grand Souverain Di Bernardo, s’est présenté comme étant l’homme de liaison de la maçonnerie italienne avec les représentants de Roumanie en se substituant au premier émissaire, Elvio Schubba, qu’il dénigrait. Selon l’opinion de quelques personnes, Costel Iancu a bénéficié d’une promotion rapide à l’intérieur de la maçonnerie obtenant le degré 33. La prétention de Iancu Costel d’être vu comme le premier homme de liaison pour la réactivation de la maçonnerie dans Roumanie est fausse, totalement incorrecte.
Pendant 31 janvier – 3 février 1991 a eu lieu la première visite officielle du président de Roumanie, Ion Iliescu en Italie et Vatican. A cette occasion, Giuliano Di Bernardo a offert un dîner à l’honneur du président de Roumanie et des principaux dignitaires qui l’accompagnaient dans sa visite. Dans la période suivante, sur la ligne maçonnique, les liens se sont amplifiés et, a l’aide de la maçonnerie italienne, s’est constituée en Roumanie la première loge maçonnique postcommuniste dont Adrian Dohotanu a été installé comme le Grand Maître, à cette époque – secrétaire d’état dans le Ministère d ’Externes.
J’ai voulu apporter ces précisions concernant les débuts et les démarches qui ont conduit r l’entrée de nouveau dans la légalité des activités maçonniques en Roumanie afin de connaître ces moments historiques. C’est dommage que certaines personnes velléitaires s’arrogent des mérites qui ne l’appartiennent pas. Une de ces personnes est le musicien Costel Iancu, qui ignorant les choses réalisées par le regrettable Elvio Scubba, s’érige dans l’initiateur des contacts post-décembristes entre la maçonnerie et les autorités roumaines.
Afin de soutenir ces informations concernant la réactivation de la maçonnerie en Roumanie âpres décembre 1989, je veux préciser qu’elles sont retenues conformément dans les Archives du Ministere des Affaires Etrangères – documents simples et classifiés, fond Italie 1990 – 1991 – on peut trouver aussi autres documents beaucoup plus amples et plus détaillé.
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