Prestige
de la Maçonnerie
des années
1820 – 1920
Les Maçons avaient dans leur tradition une coutume sainte, celle de ne pas faire connues, leurs actions, leur organisation, règlements, afin de ne pas montrer les vraies œuvres de charité et humanitaires faites par eux.
Nous vous présenterons dans les lignes suivantes, quelques-unes des activités, l’organisation et les soucis des maçons des années 1825 – 1877, afin d’expliquer l’existence du voile mystérieux, même occulte de cette société de classe.
Cette chose nous aide à comprendre dans les recherches du Centre des Etudes Franc-maçonniques Paris – Bucarest à expliquer la pratique aujourd’hui par la grande majorité d’un mimétisme maçonnique sous lequel se cachent eux mêmes, avec les ennemies de la maçonnerie, qui sont la corruption, le terrorisme, la limitation des libertés et des droits fondamentaux de l’homme, l’interdiction de connaissance, les tromperies qu’ils se font l’un l’autre – ou même maçons – non initiés.
Ainsi, les documents qui nous présentent quelques données isolées dans les ténèbres du temps, donnent la possibilité d’établir le rôle des maçons dans l’histoire Nationale de la Roumanie.
Au début des années 1825 on a fondé la Société Philharmonique – avec les Frères Goletti – et la Société «Dreptate si Fratie » avec les adeptes de l’idéologie de 1848 qui ont fait la révolution d’Islaz, qui ont donné les premiers principes de la Constitution, inspirés par la philosophie des Encyclopédistes et de la Révolution Française : « Liberté, Egalité, Fraternité ».
Parmi les Roumains, qui initiés se sont adaptés à ces principes – travaillant avec le cœur l’âme et la conscience à la régénération de la Roumanie, conformément aux préceptes « Liberté, Egalité, Fraternité », on peut citer les Frères Goletti, Ion Bratianu, C. A. Rosetti, I. Heliade Radulescu, I. Câpineanu, N. Balcescu, V. Alecsandri, Mihail Kogalniceanu, Grigore Alexandrescu, Costache Negruzzi, C. Negri, Ion Ghica et beaucoup d’autres de Munténie et Moldova, qui à cette époque-là étaient nommés par dérision bonjouristes ou « carbonaro ».
Tous ceux qui ont eu la possibilité d’étudier à Paris, ont été initiés dans la Loge « l’Athénée des Etrangers » dès 1820 – l’atelier les plus libéral et le plus républicain qui existait alors dans la capitale de France.





Retournés au pays, ils ont créé des loges, afin de répandre les beaux préceptes de la Liberté, Egalité, Fraternité et d’enlever par toutes modalités l’obscurité qui régnait dans les Pays du Danube.
C’est très intéressant, presque incroyable, l’évolution de l’âme de ces « Bonjouristes », tous enfants des propriétaires fonciers et qui se révoltent contre les avantages de la classe seigneuriale, d’où eux mêmes faisaient partie.
Un de leurs désirs était la libération des « clacasi » et l’affranchissement des tsiganes, la fondation des écoles pour l’éclairage du peuple, la création des écoles d’arts et métiers pour la constitution d’une industrie nationale, et leur plus grand désir était : « L’union ».
Le geste historique des frères Gole[ti de 1847 de libérer les « clacasi » et celui de Vasile Alecsandri d’affranchir les tsiganes de leurs terres sont dus aux principes maçonniques.
Beaucoup de leurs faits sont du domaine de l’histoire et on nous pourra convaincre de l’âme de liberté qui a caractérisé tous les actions de ceux grands Roumains.
Le 4 mai 1864 – beaucoup de frères initiés à Paris, ont fondé une Loge « Les sages de Heliopolis, dans un local loué rue Teatrului ». Cette année-là un grand déversement de la rivière Dâmbovi]a a noyé une partie de Bucarest, ainsi les frères ont collecté d’argent afin d’aider les sinistrés.
Mais conformément à la phrase après l’eau vient le feu, pendant la nuit de 7-8 octobre la même année – le local de la loge est complètement détruit par le feu, sans savoir la cause. L’archive n’a pas été touchée. Les réunions ont eu lieu dans la maison de G. Filipescu, qui avait été lui-même vénérable par la Loge jusqu’alors.
Le 3 mai 1866, la loge est installée dans l’ancien local, rénové et elle reçoit sur la demande envoyée au Gouvernement le mois d’avril de la même année, le droit d’arborer en dessus du local « La bannière aux couleurs nationales et les signes maçonniques », puis une année plus tard la loge a cessé son activité.
En 1873, 16 frères du l’ancien atelier avec A. Costiescu, dans sa propre maison, décident de continuer l’activité, louant un local Rue Scaune numéro 23. Parmi eux : Vénérable A. Argintoianu, B. Vermont, I. Bujoreanu, A. Berger, St. M. Soimescu, Haim Levy, I. Algiu et autres.
Dans le programme d’activité de la loge sont inscrits :
1. une policlinique ;
2. un bureau juridique ;
3. un comité d’Instruction qui a comme but :la fondation d’une école d’arts et métiers ;
4. l’édition d’un bulletin à caractère maçonnique ;
5. la collection des données et la publication d’une Histoire de la Maçonnerie Roumaine ;
6. la création d’un Bibliothèque maçonnique ;
7. des prix aux bons élèves.
La policlinique fonctionne à l’aide des membres de l’atelier : Dr. Dianu, Dr. Steiner fils et Dr. Stefanescu Sache, et le comité juridique sous la direction de Dumitru Ananescu, Emilian Pache Protopopescu et Poenaru Bordea.
La loge augmente numériquement, et un autre local dans le Passage Roumain numéro 7, qu’ils inaugurent conformément à la tradition maçonnique, le 18 – 30 avril 1874.